Tpe vagues

21 novembre 2009

Page de garde

TRAVAUX PRATIQUES ENCADRES

SUR LES VAGUES ET LES VAGUES

SCELERATES

PAR EMELINE JADEAU,

CHLOE HUGUENIN & NINA COURAULT.

Vagues_self

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Sommaire

     1. Introduction

    2.  Fonctionnement des vagues

                   a. Qu'est-ce qu'une vague ?

                   b. Fonctionnement et ondes

                   c. Expériences

     3.  Cas particulier

                  a. Les vagues scélérates

                         - Explications

                         - Exemples & témoignages

Le petit plus culture générale :

                         - Les tsunamis

                         - Les mascarets

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1. Introduction

   Sur Terre, depuis la nuit des temps, l'eau tient une place primordiale pour tous les êtres vivants et même avant leur apparition car c'est elle qui a permis leur développement. Les Océans couvrent 71% de la surface de la terre et contiennent 97.2% du volume d'eau de notre planète. La mer est un élément indomptable, qui, depuis des millénaires fait fantasmer les hommes.  Elle fut une source de mystère, retrouvée à travers la religion lorsque Moïse la sépare en deux par exemple. On en eut peur, et les expéditions maritimes étaient  alors des aventures extrêmement dangereuses, à tel point que l'on pensait que la Terre était plate et qu'elle représentait le bout du monde : n'en voyant pas la fin, les hommes étaient effrayés et inquiets car selon eux elle pouvait s'arrêter à tout moment...

De nos jours, elle a été transformée en un atout de niveau international pour faciliter les échanges entre les pays et tous les peuples du monde. Elle a permis la diversification et la mixité des cultures sur Terre. Cependant, elle reste un élément naturel incontrôlable faisant des caprices parfois impressionnants et ayant un mouvement apparemment aléatoire et houleux à cause de ses vagues.

Fascinant phénomène que les vagues, qui est en apparence simple: on l'observe en effet tous les jours à la mer mais aussi dans un lac, dans son bain ... Pourtant il s'agit d'un mouvement aqueux des plus complexes. Nous allons tenter d'expliquer et de décrire ce fait et ses divers cas particulier ainsi que plus en détail les vagues scélérates. De nombreux scientifiques se sont penchés depuis des années sur ces phénomènes. Par ailleurs le mystère des vagues scélérates n'est pas totalement élucidé.


Problématique : Quels sont les fonctionnements et les aspects spécifiques des vagues ?

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22 novembre 2009

2. Fonctionnement des vagues

a. Qu’est-ce qu’une vague ? 

    D’après le dictionnaire le petit Larousse (édition 2005), une vague est uneSch_ma_vagues «ondulation produite à la surface de l’eau par l’effet du vent, d’un courant» et selon le Grand Larousse Universel, il s’agit d’une « onde forcée produite par effet de friction du vent à la surface de la mer ou d’un lac». On perçoit immédiatement une différence de difficulté d’explication. En effet, la vague est un phénomène commun et considéré comme banal du fait de sa présence dans notre quotidien à tous, ce qui pousse a rendre inintéressante cette manifestation naturelle pourtant passionnante et complexe.

On distingue deux types de vagues :

- les vagues formées par le vent local ;

- la houle : vagues formées par le vent lointain.

Les vagues sont des oscillations de la surface de la mer, générées par le vent et entretenues par la pesanteur. Elles interagissent entre elles, avec les courants et le vent, et aussi avec la houle provenant de zones de vent lointaines. Des trains d’ondes de différentes hauteurs, périodes et directions se superposent en un point; il s’y ajoute les vagues liées au vent local existant.

vaguesevol

  1. 1. Création des vagues sur la totalité des mers du globe ;

  2. 2. Après affaiblissement du vent ou diffusion des vagues en dehors de la zone ventée, elles se propagent librement, ce qui est alors appelé la houle ;

  3. Modification des vagues aux abords des côtes par la présence du fond ;

  4. Dès que la profondeur maritime est inférieure à environ deux fois la hauteur des vagues, elles déferlent sur la plage ou les hauts-fonds*.

Ces différentes phases, bien qu'elles soient très distinctes en théorie, sont souvent mélangées en pratique : il est, par exemple, difficile de déterminer où s’arrête la zone où les vagues sont crées par le vent (1) et où commence la zone de propagation libre des vagues (2).

Avec l’évolution de la conscience écologique du monde, sa puissance mécanique impressionnante commence à captiver. Effectivement, elle peut, en fonction des latitudes et des climats, atteindre jusqu'à 10 kilowatts par mètre de côte pour une houle de 1mètre de creux et de 10 secondes de période (dans les régions septentrionales de l’Atlantique). Les hommes créent donc des procédés capables de collecter et de convertir en énergie ces ressources naturelles.

       

b. Fonctionnement et ondes :

   

Si on considère la définition encyclopédique du Grand Larousse Universel, une vague est une onde. Bien qu’occupant une grande place dans notre entourage, les ondes ne sont pas précisément localisables et n’ont pas de trajectoire définie. Elles transportent de l’énergie ou de l’information et ont une propriété remarquable : elles s‘ajoutent ( pour les mathématiciens) / se superposent (pour les physiciens). Sans_titrePar exemple, lorsqu’une vague progresse en mer, l’eau ne se déplac e pas vers l’avant mais de haut en bas puis de bas en haut, et ainsi de suite. Ce sont les sommets et les creux du mouvement qui se déplacent et donnent l’impression que l’eau avance avec la vague. Les particules d’eau ne sont pas entraînées dans la vague mais forment un mouvement statique en rond : si on considère que chaque point blanc du schéma ci-contre est une particule d’eau et que chaque cercle auquel ils appartiennent réciproquement est leur trajectoire, on comprend tout à fait que seule la déformation avance et non pas l'eau elle-même, comme on pourrait le croire. Cependant, les ondes internes peuvent parfois gêner les sous-marins dans le maintien de leur assiette en plongée, ou les navires de surface dans leur commande de barre.

. Le mouvement d’une vague dépend de :

la hauteur des vagues : H

la période des vagues : T

la profondeur de la mer : D

Ces trois données déterminent la longueur d’onde λ qui correspond a la distance entre deux crêtes consécutives.

   

Ces données sont liées entre elles par la relation :

(soit g l’accélération de la gravité)

                

g.(2pi)/λ.tan(2Dpi)/λ = (2pi/T)²

 

Que l'on peut simplifier :

               

g/λ.tan(2Dpi)/λ = 2pi/T²

Cette relation permet de trouver relativement simplement T:

                  

g/λ.tan(2Dpi)/λ = 2pi/T²

                  

T² /2pi = 1/(g/λ .tan(2Dpi)/λ)

T² /2pi = λ/(g.tan(2Dpi/λ))

T = √( 2piλ/(g.tan(2Dpi/λ)) )

Par contre, obtenir une formule de lambda (λ) est plus complexe : elle multiplie l'accélération gravitationnelle et divise aussi 2Dpi afin de calculer ensuite la tangente.

Les vagues se forment lorsque, sur une étendue d’eau, le vent souffle à au moins 7km.h-1. Apparaissent alors des oscillations à la surface de l’eau.

Elles sont surtout dues aux variations de pression atmosphérique, mais aussi au frottement de l’air qui vient pousser la masse d’eau et activer les ondulations.

La vague grandit selon la distance sur laquelle souffle le vent (fetch), sa vitesse et sa durée. Elle continue de grandir tant que sa célérité d’onde ne dépasse pas celle du vent. Dans le cas contraire, elle déferle au large en « mouton ». A proximité des côtes, les différences de fonds obligent la vague à se déformer, ce qui déclenche leur déferlement. Lorsqu’une vague se situe dans un rapport hauteur/longueur d’onde supérieur à 1/7, elle déferle.

C’est à dire que :

H/λ  >  1/7

Provoque un déferlement de la vague.

Durée du coup de vent de force 7

Hauteur des vagues

3 heures

6 heures

12 heures

20 heures

24 heures

1 mètre

2 mètres

4 mètres

8 mètres

10 mètres

Fetch

Hauteur des vagues

20 miles (32 km)

100 miles (160 km)

300 miles (483 km)

1 mètre

5 mètres

10 mètres

Lors d’une tempête, comme le vent change souvent de direction, les vagues n’atteignent pas leur taille maximale mais s’entrechoquent, se superposent et déferlent en « moutons », ce qui les rend dangereuse.

Voyons maintenant la relation de dispersion, c’est à dire comment les vagues se dispersent, aussi

appelée vitesse de phase ou célérité d'une onde périodique :

(avec V vitesse de déplacement des crêtes des vagues et f la fréquence) 

                     V = λ/T

ou :               

                    V = λ.f

Cette vitesse de phase est plus forte en eau profonde, et lorsque l’on s’approche des côtes, elle est la même quelque soit la période des vagues :

                  

V = √(g . h)

(sauf pour de grandes périodes en eau peu profondes : les vagues sont plates).

Sans_titre2Ci-contre un graphique représentant la dispersion des vagues

en fonction de la vitesse de phase au cours du temps.

On remarque que la dispersion est plus importante pour un même temps lorsque la vitesse de phase est  plus grande : à 20 secondes, et pour une vitesse de phase de 10 m/s, on observe une dispersion de 10 m alors que pour un même temps de 20 secondes et une vitesse de phase de 33 m/s environ, on constate que la dispersion est supérieure à 300m.

Par un rapport de proportion, on calcule :

10/10 = 1,0

20/15 = 1,4

50/20 = 2,5

300/33 = 9,1

On remarque que la croissance est irrégulière est relativement rapide.

 

          La mesure des vagues :

La mesure des vagues fait appel aux statistiques, car elles sont irrégulières et changeantes.

On définit les vagues par leur période (intervalle de temps entre le passage de deux crêtes successives au même point), leur longueur d’onde (distance entre crêtes) et leur hauteur (distance verticale entre un creux et la crête suivante). La hauteur des vagues est en fonction de trois facteurs concernant le vent qui les lève : sa vitesse moyenne, la durée pendant laquelle ce vent a soufflé et la distance, appelée le fetch, selon laquelle le vent générateur a agi sur la mer.

Comme la surface de la mer revêt typiquement un aspect désordonné, voir chaotique, on a dû avoir recours à des méthodes statistiques pour exprimer la hauteur, la période et l’énergie des vagues. La hauteur de la vague significative est pendant un temps donné (ordinairement dix minutes) par la moyenne des hauteurs du tiers des vagues les plus hautes de la série relevée. Cette notion est d’autant plus utile qu’elle correspond de près à la hauteur des vagues estimée à l’œil par un marin expérimenté. De même, la période de la vague significative est la moyenne des périodes du tiers des vagues ayant les plus grandes périodes de l’échantillon. La notion de vague significative est employée pour de nombreux aspects d’ingénierie marine. L’énergie moyenne d’une vague, par unité de surface d’océan, est proportionnelle au carré de sa hauteur. La notion de spectre de vagues, qui est la distribution de l’énergie des vagues en fonction de leurs périodes, est utilisée pour l’étude de la réponse des navires aux mouvements complexes des vagues en interaction. 

L’instrument le plus utilisé pour la mesure des vagues est le houlographe (ou « bouée houlographe »). Ce système très robuste à été développé dans les années soixante. Depuis, il à été amélioré et permet maintenant d’enregistrer l’accélération verticale, le tangage et roulis des vagues comme en 1960, mais aussi l’accélération dan les trois directions (x,y,z).

Image_houlograme_r_sultat

  Extrait de mesures au large de Crozon (Bretagne) en mai 2004.

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23 novembre 2009

2. Fonctionnement des vagues (suite)

c. Expérience :

     L’objectif de cette expérience est d’établir un rapport entre la profondeur d’eau et la vitesse des vagues.

  Protocole expérimental

Pour ce faire, nous avons utilisé :

-   une cuve à onde ;

-         de l’eau ;

-         une règle graduée ;

Nous avons rempli la cuve à onde avec l’eau et calculé l’échelle : nous avons plongé une règle de dix centimètres dans la cuve et avons mesuré l’image apparaissant sur l’écran pour calculer un rapport entre les vraies valeurs et celles rapportées par le miroir. La valeur d’agrandissement est donc de 1,67. Ensuite, nous avons réglé la fréquence à 30 hertz puis le stroboscope de manière à ce que les ondes nous paraissent  immobiles. Cela permet de mesurer plus facilement la longueur d’onde.

À partir de là, nous avons mesuré la longueur d’onde : nous avons pris mesure de la distance entre dix crête apparaissant à l’écran en faisant de petits traits  au marqueur et déterminer leur longueur d’onde apparente. Pour obtenir lambda, on divise la valeur cette distance par 10 puis par 1,67, ce qui revient à 16,7. Ensuite, nous trouvons la vitesse v en divisant ce lambda par la fréquence, soit 30 hertz.

Au fur et à mesure de l’expérience, nous enlevions un millimètre d’eau pour chaque mesure grâce à un tube plastique liant la cuve à un bidon fermé par une pince qui permettait d’enlever précisément un volume d’eau sans erreur et de ne pas débrancher le tube entre chaque mesure.

Nous obtenons donc le tableau de valeur suivant :

D(m)

lambda

f(herzt)

v(m/s)

4,00E-03

0,68862275

30

20,6586826

5,00E-03

0,7005988

30

21,0179641

6,00E-03

0,71257485

30

21,3772455

7,00E-03

0,73053892

30

21,9161677

8,00E-03

0,73652695

30

22,0958084

9,00E-03

0,73652695

30

22,0958084

Nous établissons un graphique représentant la vitesse des vagues en fonction de lambda et de la profondeur.

Pour cela, nous choisissons de prendre à 2 chiffres après la virgule.

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03 décembre 2009

3. Cas particuliers

LES VAGUES SCELERATES

  • Explications :
  1. Introduction :

Les vagues scélérates sont un phénomène récemment pris en compte. Les marins emploient ce terme pour désigner un « mur d’eau », une vague géante dont la science ne soupçonnait pas l’existence il y a encore quelques décennies. Comme tout droit sortie des folies de Poséidon,  c’est un phénomène rare mais très dangereux, redouté des navires. Le premier a en avoir parlé fut Jules Dumont D’Urville, un explorateur français qui affirma avoir vu une de ces vagues scélérates près des côtes de la nouvelle Zélande en 1828. A l’époque, Il ne provoqua que ricanement et scepticisme. Les vagues géantes restèrent donc un folklore de marin jusqu’à ce qu’un porte avion allié soit presque coupé en deux par l’une d’elles durant la 2Eme guerre mondiale. On a par la suite de nombreux récits de marins et d’exemples de dégâts prouvant leur existence. Aujourd’hui les scientifiques tentent de percer leurs mystères grâce à des satellites très pointus et de prévenir leurs apparitions.

  1. Apparition !

Les vagues scélérates provoquent l’étonnement et l’incertitude car elles peuvent apparaître en eaux profondes  ou tout près des côtes, agir en solitaire ou se dérouler successivement ( three sisters ) et qu’elles dépassent tous les phénomènes marins à présent étudiés du point de vue scientifique .

En général ces vagues se présentent dans un contexte de mer normal, au milieu de vagues d’amplitude habituelle. Contrairement à celles ci, elles ont une forme pyramidale car toute leur énergie est concentrée dans leur hauteur, tournant autour de 25m de haut. On la caractérise par sa hauteur tête-creux ( sa cambrure ) supérieure à 2 fois à celle des vagues normales.

L’explication a la formation de ces vagues serait que des vagues grandissantes s’additionnent, à la fois entre elles et celles qu’elles rencontrent sur leur passage, et par des phénomènes de vents allant à l’encontre des courants maritimes.. L’interaction entre plusieurs vagues qui se rattrapent et se croisent peut en engendrer une nouvelle, qui concentre une proportion inattendue de l’énergie qui aurait du se trouver dispersée. La vague scélérate naît donc de ce phénomène, en général lors de tempêtes ou les vagues sont déjà fortement cambrées. Si on ajoute cette interaction « d’empilement » de vagues, on comprend pourquoi les vagues scélérates ont leur ampleur et énergie considérable.

400px_Vaguescelerate

Schéma d’une vague scélérate

par rapport au plus gros cargo

du monde

  1. Propagation

Comme nous l’avons indiqué, ces vagues se forment en tempête mais apparaissent dans une mer normale. Une vague normale va, par l’interaction que nous avons précisé, puiser de l’énergie dans les vagues voisines, qui vont donc se rétracter. L’un des facteurs d’explication au déferlement des vagues raisonnables étant le vent, qui limite leur élévation et disperse leur énergie, si on considère une chute soudaine de ce vent, on supprime ce frein naturel à l’émancipation des vagues, et ici des vagues scélérates, qui peuvent donc continuer de s’élever .

4.      Les hommes face aux vagues scélérates

D’après Michel Olagon, spécialiste des vagues scélérates à l’ifremer, entre un marin sur cinquante et un marin sur cent devrait être confronté à une vague scélérates lors de sa carrière.

Les vagues scélérates sont d’autant plus dangereuses qu’elles provoquent un effet de surprise sur les marins , survenant dans des mers calmes . Une vague de 30m peut exercer une pression sur un navire de 100 tonnes par m 2 contre 6 pour une vagues normale de 12m, or aucun bateau n’est conçu pour résister à une telle pression. Tout le danger des vagues scélérates se trouve dans sa cambrure raide, ce qui fait l’effet de mur d’eau, et ainsi il est impossible pour les bateaux de passer au dessus. On observe donc de graves dégâts sur les bâtiments l’ ayant rencontrée :

porte_avion2cedric1973_1118044687_vague6pt

                                                                                                                                                                                     

deux bateaux et leurs dégâts

provoqués par des vagues scélérates

Après une théorie qui expliquait l’existence des vagues scélérates comme la cause d’une rencontre entre des courants chauds (en particulier le courant des aiguilles en Afrique du sud ) et des vents et vagues à sens inverse, ce qui aurait pour effet de décupler la taille de ces vagues, le monde maritime a ressenti un soulagement car il suffisait alors pour les navires d’éviter ces courants chauds, sans nécessité de dépenser des millions pour permettre aux navires de résister aux vagues scélérates. Malheureusement, cette théorie s’est avérée fausse après les mésaventures de deux bateaux touristiques proches de l’antarctique, la Caledonian Star et le Bremen.

En 2000 le programme Max Wave a été mis en place

pour l’étude et la prévention des vagues scélérates

afin de mettre en place un système d’alerte mondial

et des recherches techniques pour que les navires

résistent mieux à l’assaut des vagues scélérates .

La première victiore pour la prévention des vagues

scélérates fut la réussite de Susanne Lehner à les

cartographier. En effet, les vagues scélérates sont concentrées dans la région du Cap Horn et du Cap Bonne Espérance. carte

  • Exemples et témoignages :

http://www.youtube.com/watch?v=o0fQ1eWv36o&feature=fvw

http://www.youtube.com/watch?v=K_JOBOvJEOg

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04 décembre 2009

.Le petit plus culture générale

- Tsunami :


Les Tsunamis ne se forment pas de la même manière que les vagues scélérates ni des cyclones. Les cyclones sont produits à partir des conditions météorologiques. Tandis que les tsunamis peuvent se former à partir différentes sources : 

-des séismes sous-marins de magnitude supérieure à 6.5 ;

-des glissements de terrain ; 47110155

-des éboulements de falaises sous-marines.


Schéma de principe d’apparition d’un ras de marée :

Tous les séismes sous-marins ne produisent pas de tsunami. Pour cela, il faut que l'eau se déplace brusquement suite au séisme qui provoque un mouvement vertical du fond de la mer et que ce déplacement se fasse sur une grande surface, en relation avec la dimension de la vague de tsunami en haute mer.(ex : Lors du séisme d'Indonésie, ce déplacement s'est effectué sur une bande de quelques dizaines de kilomètres de largeur et de quelques centaines de kilomètres de longueur et le déplacement vertical initial du tsunami a atteint quelques mètres) L'énergie d'un tsunami se conserve au cours de sa propagation et se concentre dans l'épaisseur d'eau déplacée, en se distribuant, en mer, sur une circonférence centrée autour de la source.

Leur vitesse de propagation dépend de la profondeur d’eau :

Profondeur

(mètres)

Vitesse

(Km/h)

Longeur d’ondes

(Km)

7000

943

282

4000

713

213

2000

504

151

500

159

48

50

79

23

10

36

10.6

En eau peu profonde, la vitesse de propagation est réduite alors que la hauteur de la vague augmente rapidement. Donc plus la vague se rapproche des côtes plus elle ralentie et plus elle est haute.

On détermine l’ampleur d’un tsunami avec :

-le run-up : l’altitude maximale à terre ;

-inondation horizontale ;

-niveau d’eau du rivage.



Tsunamis en Indonésie:

tsunami_phuket




· Propagation d’un tsunami



47110143

.

En 1995, les Etats unis ont mis en place un système permettant de détecter les tsunamis et de limiter les dégâts qu’ils causent appelé DART (« Deep-Ocean Assessment and Reporting of Tsunamis », autrement dit « Détection des Tsunamis en eaux profondes » en français). Il a pour mission de révéler d’éventuel changement de pression maritime. Pour parvenir à son but, il dispose d’un enregistreur de pression profonde, d’une bouée qui comporte différents capteurs météorologiques, comme un baromètre* ou un anémomètre* par exemple, qui sont liés au satellite GOES (satellite Opérationnel Géostationnaire* Environnemental des Etats-Unis) qui transmet les informations récoltées au centre d’alarme des tsunamis, à Hawaï.

emplacement_DART

Emplacement des DART dans le monde

Sch_ma_DART_1

Schéma d’une  bouée

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05 décembre 2009

Le mascaret

Le MASCARET est un phénomène encore différent des vagues scélérates et des tsunamis.

Le mascaret est constitué d'un train de vagues. Il y en a généralement 4 à 5 grosses pouvant atteindre 2.5 m de hauteur, espacées d'environ 10 m et dont la puissance varie en fonction de la hauteur de la marée, du débit du fleuve, à ce moment et de la topographie (profondeur et largeur du lit, bancs de sables etc…). Elles sont suivies par une zone très mouvementée. Ce sont des vagues, déferlantes ou non, remontants le courant d'eau, s'accentuant généralement lorsque son lit se resserre.

Une vague est dite déferlante lorsque l'onde de force transportée par la houle dans la mer se transforme en un rouleau spécifique et facilement identifiable à la surface de l'eau, généralement avec de l’écume. Le vent peut faire déferler les vagues, par une remontée des fonds marins ou lorsque que celui-ci est supérieur à 6 sur l'échelle de Beaufort en pleine mer.

   L'échelle de Beaufort :

§ 0 = calme = vitesse à moins de 1 Km/h

§ 1 = très légère brise = 1 à 5 Km/h

§ 2 = légère brise = 6 à 11 Km/h

§ 3 = petite brise = 12 à 19 Km/h

§ 4 = jolie brise = 20 à 28 Km/h

§ 5 = bonne brise = 29 à 38 Km/h

§ 6 = vent frais = 39 à 49 Km/h

§ 7 = grand frais = 50 à 61 Km/h

§ 8 = coup de vent = 62 à 74 Km/h

§ 9 = fort coup de vent = 75 à 88 Km/h

§ 10 = tempête = 89 à 102 Km/h

§ 11 = violente tempête = 103 à 117 Km/h

§ 12 = ouragan = supérieur à 118 Km/h

Il existe une formule, qui à partir de la vitesse du vent, permet de calculer approximativement le degré Beaufort. Elle a été créée par Francis Beaufort (1774-1857) en 1805. Cette formule est exacte pour un vent au dessous de 118 Km/h, au dessus le calcul devient sans signification. La vitesse du vent est prise à une hauteur de 10 mètres. Attention les vitesses se rapportent au vent moyen et non aux rafales :

8659606f2f5267437fc6a0f15e7d05ea avec v, vitesse du vent en Km/h.

Physiquement, le mascaret correspond à la propagation d'un ressaut le long du cours d'un fleuve ou d'un canal. On peut observer ce même ressaut hydraulique fixe et circulaire dans l'évier lorsque le robinet coule. Ce ressaut finit par se décomposer en plusieurs ondes car les vagues se déplacent plus vite lorsqu'elles sont longues. Il se termine généralement en amont car, en effet, contrairement au courant, il remonte le fleuve.

180px_Hydraulic_jump_in_sink

On voit très bien sur cette image le mécanisme d’un mascaret, à gauche on observe le courant habituel du fleuve qui va vers la droite, et à droite on distingue le mascaret qui va vers la gauche et remonte le fleuve.

Vayres_Mascaret_6382

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13 décembre 2009

Lexique :

Fetch : distance en mer durant laquelle souffle un vent de force connue sans rencontrer d’obstacle, que se soit du large vers la côte ou de la côte vers le large.

Mouton : vagues agitées s’élevant en mer et déferlant.

Houle : agitation libre des vagues

Anémomètre : appareil météorologique mesurant la vitesse du vent.Baromètre : appareil météorologique mesurant la pression atmosphérique.

Géostationnaire : satellite artificiel ayant une position par rapport à la Terre inchangée.

Hauts-fonds : Fond marin recouvert de très peu d’eau car peu profond.

Tomographie  : technique d'imagerie, très utilisée en géophysique et en astrophysique. Cette technique permet de reconstruire le volume d'un objet à partir d'une série de mesures effectuées par tranche depuis l'extérieur de cet objet ( la vague ). La tomographie est une technique qui consiste à reconstruire le volume d'un objet (le corps humain dans le cas de l'imagerie médicale, une structure géologique dans notre cas) . Ici, les images sont obtenues a distances avec les satellites. Le résultat est une reconstruction de certaines propriétés de l'intérieur de l'objet, selon le type d'information que fournissent les capteurs (capture d'une particule, pression acoustique, atténuation d'un faisceau lumineux, différence de vitesse ou de polarisation d'ondes sismique...).

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14 décembre 2009

Souces utilisées pour la réalisations du TPE :

Livres et autres documents publiés :

. Le magazine "Dossier pour la Science" n°51
. RDT info : magazine de la recherche Européenne 2004 "Les scélérates des mers"
. Hélios Hachette chapitre 3 ( livre 1 )
. Le Larousse de la mer
. Dico des sciences, édition la petite pomme
. Tsunamis, édition la petite pomme

Sites internet :

. http://www.ec.europa.eu
. http://www.ifremer.fr/
. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/le-programme-max-wave-detude-des-vagues-géante-1325/
. http://www.wikipédia.fr
. http://perso.univ-lemans.fr/~hainry/articles/beaufort.html
. http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoaft1sH.html
. http://shom.fr

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